Les pannes de janvier ont souvent une cause visible dès l’automne : un disque saturé, une licence expirée, un compte d’ancien salarié resté actif. Une demi-journée de vérification en décembre évite la plupart de ces incidents. Voici la checklist, domaine par domaine.
En bref
- La maintenance préventive consiste à vérifier et corriger votre informatique avant la panne : matériel, mises à jour, accès, sauvegardes et contrats. Décembre s’y prête, entre la clôture budgétaire et les congés.
- Windows 10 n’est plus pris en charge par Microsoft depuis le 14 octobre 2025. Tout poste encore sous ce système doit figurer en tête de votre liste.
- En 2025, seules 26 % des TPE-PME déclaraient disposer d’une double authentification (Cybermalveillance.gouv.fr). C’est l’une des actions les plus simples de la checklist.
- Une sauvegarde qui n’a jamais été restaurée reste une hypothèse : planifiez un test réel avant la fin de l’année.
- L’article propose cinq listes à cocher, avec pour chaque point ce que vous pouvez vérifier seul et ce qui revient à votre prestataire.

Pourquoi planifier une maintenance préventive en fin d’année ?
La maintenance préventive regroupe les vérifications faites avant qu’un incident survienne. Elle complète la maintenance corrective, qui répare une panne, et la maintenance évolutive, qui fait progresser le système. La fin d’année est le bon moment : l’activité ralentit, le budget de l’année suivante se décide et les contrats arrivent souvent à échéance.
Pour une PME, ces trois types de maintenance se répartissent ainsi :
- La maintenance corrective intervient après la panne : un poste qui ne démarre plus, une imprimante bloquée.
- Préventive : mises à jour, remplacement d’un disque fatigué, test des sauvegardes, revue des accès.
- La maintenance évolutive accompagne les changements, comme un nouveau logiciel métier ou l’ouverture d’un second site.
Le préventif coûte moins cher parce qu’il se planifie. Une intervention prévue un après-midi de décembre ne bloque personne. La même panne un lundi de janvier arrête une équipe entière.
La checklist qui suit répartit les tâches entre deux acteurs. Le dirigeant ou la personne chargée de l’administratif connaît les arrivées, les départs, les contrats et les projets de l’année. Le prestataire informatique dispose des consoles d’administration, des rapports de sauvegarde et de l’historique des incidents. Une réunion d’une heure entre les deux suffit souvent à couvrir l’ensemble.
Les incidents restent fréquents. Selon le baromètre 2025 de Cybermalveillance.gouv.fr, 16 % des TPE-PME interrogées ont subi au moins un incident de sécurité dans les douze derniers mois, et 29 % des victimes ont connu une interruption de service. Une partie de ces incidents passe par des failles connues : mises à jour en retard, mots de passe faibles, sauvegardes absentes.
Exemple. Une PME de négoce de 25 salariés découvre en janvier que le certificat de son accès à distance a expiré pendant les congés. Les commerciaux en déplacement ne peuvent plus se connecter pendant deux jours. La date d’expiration figurait dans la console d’administration depuis des mois : une revue en décembre l’aurait repérée.
Cette revue annuelle fait partie du suivi assuré dans un contrat de maintenance. Chez XEFI, l’agence locale peut dérouler la checklist avec vous et prendre en charge les points techniques. La démarche est détaillée sur la page maintenance informatique.
À retenir : la maintenance préventive transforme des pannes subies en interventions planifiées. Décembre est le mois où elle dérange le moins votre activité.
Matériel et systèmes : l’inventaire avant tout
Commencez par un inventaire à jour : chaque poste, serveur, imprimante et équipement réseau, avec son âge, son système d’exploitation, son utilisateur et sa garantie. Cet inventaire révèle les équipements à remplacer en priorité, notamment les ordinateurs encore sous Windows 10, et sert de base au budget de l’année suivante.
Microsoft a mis fin au support de Windows 10 le 14 octobre 2025, toutes éditions grand public et professionnelles confondues. Un poste resté sous ce système ne reçoit plus de correctifs de sécurité, sauf souscription au programme payant de mises à jour étendues (ESU). Ces postes doivent soit migrer vers Windows 11, soit être remplacés, soit être couverts par l’ESU le temps du renouvellement. Notre article votre PME est-elle prête pour Windows 11 ? aide à faire le tri.

À cocher
- Lister tous les postes, serveurs, imprimantes, routeurs et commutateurs, avec leur date d’achat.
- Repérer les postes encore sous Windows 10 et décider de leur sort.
- Vérifier les dates de fin de garantie et de contrat constructeur.
- Contrôler l’espace disque libre sur les serveurs et les postes les plus chargés.
- Nettoyer physiquement les postes et la baie (poussière, ventilation).
- Identifier les équipements sans propriétaire clair ou inutilisés.
Les imprimantes, les bornes Wi-Fi et le pare-feu ont eux aussi un logiciel interne à mettre à jour. Ces équipements restent souvent des années sans correctif, alors qu’ils sont branchés en permanence sur le réseau. Notez leur version et la date de leur dernière mise à jour dans l’inventaire.
L’inventaire a aussi une utilité comptable. Il relie chaque équipement à une date d’achat et à un plan d’amortissement, ce qui facilite les arbitrages entre réparation, remplacement et location.
Exemple. Un cabinet d’architectes de 18 personnes dresse son inventaire en décembre. Il découvre six postes sous Windows 10, dont deux stations de dessin achetées il y a sept ans. Le cabinet remplace d’abord ces deux stations, les plus exposées et les plus lentes, puis étale les quatre autres sur le premier trimestre.
Un inventaire tenu par le prestataire évite de repartir de zéro chaque année. Dans un contrat de maintenance XEFI, ce suivi du parc fait partie de la relation avec l’agence. Pour un état des lieux plus complet, notre guide de l’audit informatique en PME détaille la démarche.
À retenir : un inventaire daté de chaque équipement suffit à repérer les postes hors support et à bâtir le budget de renouvellement de l’année suivante.
Sécurité et accès : fermer les portes oubliées
La revue de sécurité de fin d’année porte sur les accès : comptes des salariés partis, droits d’administration, mots de passe partagés, double authentification sur la messagerie et les outils en ligne. S’y ajoutent les mises à jour en attente et l’état du pare-feu et de l’antivirus. Ces points ferment les failles les plus exploitées dans les petites entreprises.
L’équipement de base progresse, mais les mesures d’accès restent en retrait. D’après le baromètre 2025 de Cybermalveillance.gouv.fr, 84 % des TPE-PME disposent d’un antivirus et 69 % d’un pare-feu. Seules 51 % ont une politique de mots de passe, et 26 % utilisent une solution de double authentification.
La double authentification ajoute un second facteur à la connexion : un code reçu sur le téléphone ou une validation dans une application. Un mot de passe volé ne suffit plus pour entrer dans la messagerie.

À cocher
- Désactiver les comptes des salariés partis dans l’année, y compris sur les outils en ligne.
- Limiter les droits d’administrateur aux personnes qui en ont réellement besoin.
- Activer la double authentification sur la messagerie et les accès à distance.
- Remplacer les mots de passe partagés par un gestionnaire de mots de passe.
- Appliquer les mises à jour en attente sur les postes, serveurs et équipements réseau.
- Vérifier que l’antivirus est actif et à jour sur chaque poste.
Exemple. Une agence de communication de 14 personnes compare la liste de ses comptes de messagerie à celle de ses salariés. Trois comptes appartiennent à des stagiaires partis au printemps, toujours actifs et protégés par des mots de passe simples. Leur suppression prend dix minutes.
Pensez aussi aux accès que l’entreprise a ouverts à des tiers : expert-comptable, éditeur de logiciel métier, ancien prestataire. Ces comptes externes survivent souvent à la fin de la relation. Une revue annuelle permet de vérifier qui peut encore se connecter, et de fermer les accès devenus inutiles.
Le partage de mots de passe par fichier ou par message reste courant dans les petites équipes. Un gestionnaire de mots de passe centralise les accès et permet de les retirer en un clic au départ d’un salarié. XEFI peut déployer ces outils et la double authentification dans le cadre de votre contrat.
À retenir : la double authentification et la suppression des comptes inactifs sont les deux actions les plus simples pour réduire le risque d’intrusion dans une PME.
Sauvegardes et reprise d’activité : tester avant d’en avoir besoin
Vérifiez que vos sauvegardes couvrent toutes les données utiles, qu’une copie est conservée hors de vos locaux et qu’une restauration a été testée récemment. Contrôlez aussi que votre entreprise dispose d’une procédure écrite en cas d’incident : qui appeler, dans quel ordre redémarrer, comment prévenir les clients.
La sauvegarde est répandue, la préparation à l’incident beaucoup moins. Selon Cybermalveillance.gouv.fr, 78 % des TPE-PME déclarent des sauvegardes en 2025, mais seules 24 % disposent d’une procédure de réaction aux cyberattaques. Et 80 % reconnaissent ne pas être préparées à une attaque, ou l’ignorer.
Un test de restauration montre combien de temps il faut pour récupérer un dossier, une boîte mail ou un serveur entier. Ce délai réel conditionne la durée d’arrêt de votre activité.

À cocher
- Lister les données sauvegardées : serveurs, postes, messagerie, logiciels en ligne.
- Vérifier qu’une copie est stockée hors des locaux, dans un emplacement isolé du réseau.
- Restaurer un dossier test et mesurer le temps nécessaire.
- Contrôler les rapports de sauvegarde des trois derniers mois.
- Rédiger ou mettre à jour la procédure en cas d’incident, avec les numéros utiles.
- Imprimer cette procédure : elle doit rester accessible si le réseau est hors service.
Une règle simple aide à vérifier la robustesse du dispositif : conserver plusieurs copies des données, sur au moins deux supports différents, dont une hors des locaux et déconnectée du réseau. Une copie isolée reste disponible même si un rançongiciel chiffre les serveurs et les sauvegardes accessibles en ligne.
La messagerie mérite une vérification à part. Les services en ligne comme Microsoft 365 assurent la disponibilité du service, ce qui ne garantit pas la récupération d’un message supprimé il y a six mois. Vérifiez la durée de conservation réelle de vos données dans l’outil et, si besoin, ajoutez une sauvegarde dédiée.
Exemple. Un laboratoire d’analyses de 30 salariés teste en décembre la restauration de son serveur de fichiers. L’opération prend une journée entière, alors que l’équipe pensait récupérer ses données en une heure. Le laboratoire ajoute une sauvegarde cloud avec restauration plus rapide et écrit sa procédure de redémarrage.
Les solutions de sauvegarde XEFI s’appuient sur les datacenters du groupe, et le plan de reprise d’activité organise le redémarrage après un incident majeur.
À retenir : une sauvegarde n’a de valeur qu’une fois restaurée avec succès. Un test par an au minimum vous donne le délai réel de reprise de votre activité.
Budget, contrats et licences : préparer l’année suivante
Terminez par la partie administrative : licences logicielles, abonnements, contrats de maintenance et d’accès internet, échéances de renouvellement du matériel. Rapprochez cette liste de l’inventaire pour construire le budget informatique de l’année suivante, en distinguant les dépenses récurrentes, les remplacements prévus et les projets.
Les budgets bougent. Selon le baromètre 2025 de Cybermalveillance.gouv.fr, 19 % des TPE-PME ont augmenté leur budget informatique par rapport à 2024, contre 13 % l’année précédente. Les trois quarts consacrent pourtant moins de 2 000 euros par an à la cybersécurité.
Un budget informatique de PME se construit en trois blocs :
- Récurrent : licences, abonnements, contrat de maintenance, accès internet, sauvegarde.
- Le renouvellement couvre les postes hors support ou en fin de vie repérés dans l’inventaire.
- Projets : un nouveau logiciel métier, la double authentification, une migration de messagerie.
À cocher
- Lister les licences et abonnements avec leur date d’échéance et leur nombre d’utilisateurs.
- Supprimer les licences attribuées à des salariés partis.
- Relire les contrats de maintenance et de télécoms, avec leurs dates de reconduction tacite.
- Chiffrer le remplacement des postes repérés dans l’inventaire.
- Comparer achat et location pour les renouvellements importants.
- Fixer une date de revue avec votre prestataire au premier trimestre.
Le budget se discute mieux avec des faits. L’inventaire donne le nombre de postes à remplacer, la revue des licences chiffre les économies possibles, et le tableau des incidents de l’année montre les équipements qui coûtent le plus en temps perdu. Présentés ensemble, ces trois éléments rendent les arbitrages plus simples entre ce qui doit être fait au premier trimestre et ce qui peut attendre.
La location étale le coût d’un renouvellement sur plusieurs années et inclut souvent la maintenance du matériel. Les solutions de financement XEFI permettent de comparer les deux options pour votre parc.
Exemple. Une société de services de 20 personnes rapproche ses factures logicielles de la liste de ses salariés. Elle paie encore cinq licences de suite bureautique pour des collaborateurs partis. L’économie annuelle finance en partie la double authentification prévue au budget.
Le contrat de maintenance XEFI inclut un suivi du parc qui facilite cette revue annuelle : l’agence connaît vos équipements, leurs dates et leurs points faibles.
À retenir : rapprocher licences, contrats et inventaire en décembre permet de supprimer les dépenses inutiles et de chiffrer le renouvellement avant de voter le budget.
Questions fréquentes
Quels sont les 3 types de maintenance informatique ?
La maintenance corrective répare un équipement ou un logiciel après une panne. La maintenance préventive vérifie et corrige le système avant l’incident : mises à jour, remplacement de pièces usées, tests de sauvegarde, revue des accès. La maintenance évolutive adapte le système aux nouveaux besoins de l’entreprise, comme un logiciel supplémentaire ou l’ouverture d’un site.
En quoi consiste la maintenance préventive informatique ?
Elle regroupe les contrôles réalisés à intervalles réguliers pour éviter les pannes et les failles : inventaire du matériel, application des mises à jour, nettoyage des postes, vérification des sauvegardes, suppression des comptes inutiles et revue des licences. Une partie se fait en continu, par supervision à distance, et une revue complète a lieu au moins une fois par an.
Comment faire une maintenance informatique en PME ?
Partez d’un inventaire à jour de vos équipements et de vos comptes. Déroulez ensuite une checklist par domaine : matériel et systèmes, sécurité et accès, sauvegardes, licences et contrats. Les points simples, comme la suppression des comptes des salariés partis, se font en interne. Les mises à jour de serveurs et les tests de restauration reviennent à votre prestataire.
À quelle fréquence faire la maintenance préventive ?
Les mises à jour et la surveillance des sauvegardes se suivent chaque semaine, souvent de façon automatisée. Une revue des accès et des alertes chaque trimestre suffit pour la plupart des PME. Une revue complète, avec inventaire, test de restauration et budget, se planifie une fois par an, idéalement en fin d’année avant le vote du budget.
Combien coûte la maintenance d’un parc informatique ?
Le coût dépend du nombre de postes et de serveurs, des logiciels utilisés et des délais d’intervention garantis. Un contrat forfaitaire par poste inclut généralement la maintenance préventive, ce qui rend la dépense prévisible. Demandez un devis qui précise ce qui est couvert : pièces, main-d’œuvre, déplacements, supervision et tests de sauvegarde.
Que faire des postes encore sous Windows 10 ?
Microsoft ne fournit plus de correctifs de sécurité pour Windows 10 depuis le 14 octobre 2025, sauf dans le cadre du programme payant de mises à jour étendues. Trois options existent : migrer vers Windows 11 si le matériel le permet, remplacer le poste, ou souscrire aux mises à jour étendues le temps de planifier le renouvellement.
Conclusion et prochaines étapes
Une demi-journée de vérification en décembre suffit à repérer l’essentiel : postes hors support, comptes oubliés, sauvegardes jamais testées, licences inutiles. Les cinq listes de cet article se déroulent dans l’ordre, et chaque point non coché devient une ligne du plan d’action de janvier.
- Bloquez une demi-journée dans votre agenda de décembre pour dérouler la checklist.
- Faites le point sur votre parc avec la maintenance informatique XEFI.
- Planifiez un test de restauration avec votre prestataire ou découvrez les solutions de sauvegarde XEFI.
Sources
- Microsoft : Windows 10 Home and Pro, Lifecycle, page consultée en octobre 2026. https://learn.microsoft.com/en-us/lifecycle/products/windows-10-home-and-pro
- Cybermalveillance.gouv.fr : Maturité cyber des TPE-PME : encore un cap à franchir, communiqué du baromètre national 2025 (enquête OpinionWay, 588 entreprises de moins de 250 salariés), octobre 2025. https://www.cybermalveillance.gouv.fr/medias/2025/10/CP-TPE-PME-07102025-3.pdf


